L'étude d'incidences

Analyse des recommandations de l’étude d’incidences

Le présent projet a fait l’objet d’une étude d’incidences sur l’environnement (EIE), réalisée par le bureau d’études CSD Ingénieurs.
Au cours de la réalisation de cette étude, le bureau CSD a émis une série de recommandations afin de limiter au maximum l’éventuel impact des éoliennes sur le milieu naturel et garantir le respect de l’environnement local.
Lampiris a décidé de suivre l’ensemble de ces recommandations et de mettre en place différentes mesures.

Tout d’abord, le projet initial tel que présenté à la réunion d’information du public le 24 juin 2013, comportait six éoliennes, alignées selon 2 axes de 3 mâts parallèle à la N63 (Route du Condroz), pour une puissance globale comprise entre 12 et 18 MW. Le choix a été fait de limiter le nombre de mâts à cinq, à la suite de l’apparition, lors de la modification du nouveau cadre de référence datée du 11 juillet 2013, de l’exigence plus stricte d’implantation selon laquelle « la distance à la zone d’habitat s’élève à minimum 4 fois la hauteur totale des éoliennes ». Bien que cette exigence soit apparue peu après la tenue de la réunion d’information publique (RIP), Lampiris a renoncé à l’une de ses éoliennes pour respecter des exigences plus élevées d’implantation en matière de confort acoustique et visuel des riverains et ce, alors qu’elle aurait pu choisir l’option de s’en écarter moyennant motivation.

Concernant l’environnement sonore, Lampiris s’engage à choisir un modèle performant d’un point de vue acoustique, garantissant le respect des normes en vigueur et minimisant les pertes de production d’un éventuel bridage acoustique à mettre en place à un niveau de maximum 10%.

Pour l’ombrage stroboscopique, Lampiris prévoit d’équiper toutes les éoliennes d’un module d’arrêt (shadow module), ce qui permettra de les arrêter lors des conditions météorologiques favorables au phénomène d’ombrage si des problèmes sont constatés au droit des maisons les plus proches.

Du point de vue biologique, les mesures les plus importantes sont les suivantes :

  • Mise en place d’un système d’arrêt des éoliennes n° 4 et 5 durant les périodes d’activité chiroptérologique significative en altitude, à hauteur des pales ;
  • Création et entretien de zones favorables aux espèces agraires (5 hectares de mesures COA1 et COA2 du DEMNA-DF : couverts  nourriciers couplés à des bandes enherbées) et d’une zone humide sur une superficie minimale de 900 m² (mare à engorgement d’eau temporaire à permanent entourée d’une zone tampon). Pour mettre en place ces mesures, Lampiris a cherché des terrains situés à proximité du site éolien. Ces terrains sont de plus situés en zone de plaine dégagée de manière à cibler un environnement tout-à-fait comparable à celui qui fait l’objet du présent projet.

Outre ces différentes mesures, Lampiris a pris en compte, lors de la conception du projet, toute une série de critères afin de garantir au maximum le respect de l’environnement. Les principaux sont :

  • Minimisation des aménagements nécessaires à l’implantation des éoliennes et choix de leur emplacement au vu de toutes les contraintes locales (habitations, bois, voiries, ruisseau, …) ;
  • Minimisation des perturbations durant la phase de construction du parc, vu la proximité du poste haute-tension de Rotheux-Rimière et les voies d’accès existantes ;
  • Minimisation de l’impact visuel des zones d’habitats proches, vu la configuration du site et des obstacles naturels présents ;
  • Choix du modèle d’éolienne parmi une gamme de puissance unitaire de 2 à 2,35 MW, d’une hauteur maximale de 150 m en bout de pale et d’un diamètre de rotor de maximum 100 m ;
  • Maximisation du productible ; Lampiris s’engage à choisir le modèle définitif d’éolienne de manière à maximiser la production annuelle du parc sur base des différentes contraintes environnementales et des technologies disponibles à l’obtention du permis unique.

Ajoutons que, dans le cadre du chantier de construction, Lampiris prévoit la réfection des rues du Bida et de Halledet sur une longueur totale de 1,9 km.

Enfin, Lampiris désignera un coordinateur environnemental qui suivra l’ensemble du chantier et s’assurera du respect des recommandations et de l’environnement.