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SURPRENANT
Réverbères aux déjections canines
On connaissait les canisettes, ces petits espaces dédiés à l’accueil des déjections canines, ainsi que les motocrottes, ces motos transformées en aspirateurs mobiles qui ont contribué à débarrasser Paris de ses crottes de chien. On parlera désormais aussi des Park Sparks. Installées au Massachusetts dans les parcs de Cambridge, ces deux réservoirs peints en vert sont destinés à accueillir les déjections canines. Il s’agit bien plus que d’un lieu de stockage puisque ces deux bulles présentent la particularité de dégrader les excréments canins afin de les transformer en méthane. Dans un deuxième temps, le méthane est stocké sur place dans une cuve adjacente afin d'alimenter l'éclairage public installé à proximité des cuves. Imaginé par l'artiste Matthew Mazzotta, l'invention a été développée en collaboration étroite avec un board scientifique. Et bien qu'ayant une dimension artistique fort marquée, le projet s'inspire de systèmes, non artistiques ceux-là , qui sont déjà développés en Inde pour l'alimentation de villages et de communautés isolées en gaz et en électricité. On est donc loin de l’application qui n’aurait pour seule vocation que de meubler l’espace public, mais bien face à une installation qui assure à la fois propreté publique et joue le rôle d’outil de valorisation de déchets en énergie durable.
http://parksparkproject.com/home.html
Chauffer des bâtiments avec la chaleur humaine: Paris s’y met aussi
Il y a quelques mois, Stockholm a développé une installation de récupération de la chaleur émise par les navetteurs transitant par la gare de Stockholm pour la réinjecter dans un bâtiment contigu. Aujourd’hui, c’est Paris qui s’y met avec un projet de valorisation de la chaleur émise par le métro parisien.
Avec sa température constante située entre 36 et 37 °c, le corps humain est un pourvoyeur de chaleur qui s’ignore. A la recherche de sources de chaleur de plus en plus diffuses, certains développeurs d’immobiliers durables ambitionnent d’en valoriser les calories en les récupérant via un système de récupération. A Stockholm, ce principe a pu être appliqué avec succès sur les navetteurs de la gare de Stockholm pour chauffer un bâtiment situé à proximité de la gare. A Paris, l’idée a été retenue pour assurer le chauffage d’un immeuble de logements sociaux. En l’occurrence, ce n’est plus avec la chaleur dégagée dans une gare et par les navetteurs que le système fonctionnera, mais avec les calories dégagées par les mécanismes physiques liés au fonctionnement d’une station de métro (avec les phénomènes de friction et de frottement liés au freinage par exemple). La chaleur récupérée par un réseau de chaleur sera orientée vers un bloc de 17 logements sociaux. Le niveau de consommation au m² sera ainsi ramené à 71,8 kWh, soit un niveau inférieur aux 80 kWh exigés par le Plan climat de la ville.
http://parishabitatoph.fr
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