 |
|
ENVIRONNEMENT
Indoor pollution: quand la Belgique prend le problème à bras le corps
Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’air à l’intérieur des bâtiments est parfois plus pollué que l’air extérieur. Afin d’améliorer la situation, la Belgique a décidé de profiter de la présidence européenne pour prendre le problème à bras le corps en proposant notamment de réfléchir sur la réduction des polluants à la source.
Contre toute attente, la Belgique a décidément envie de briller sur le plan de l’environnement pendant les six mois de la présidence européenne qu’elle assure jusqu’à la fin de l’année. Le vendredi 25 septembre dernier, Eutrio a organisé une conférence sur la thématique de l'indoor pollution. Il en est ressorti la ferme volonté de faire avancer les choses pour une réduction des émissions à la source. La Belgique pourrait donc inscrire à l'agenda un étiquetage plus contraignant des divers produits susceptibles d'émettre ce que l’on appelle communément les ‘indoor polluants’.
Notre pays a ainsi décidé d’engager un travail de limitation de l’exposition aux polluants en agissant en amont et de manière préventive plutôt que d’agir de manière curative, en aval de la libération des polluants dans l’atmosphère. Concrètement, cette prise de position pourrait amener les fabricants d’éléments que l’on retrouve dans les bâtiments comme les moquettes, les éléments d’ameublement, les peintures... à respecter une sorte de cahier de charges pour la préservation de la qualité de l’air intérieur. Pour rappel, l’indoor pollution est un thème qui a déjà été mis en exergue au cours des dernières années, notamment en Belgique à travers une campagne de prélèvements de poussières organisée en 2003 par l’organisation environnementale Greenpeace. A l’époque, cette campagne avait révélé la présence inquiétante d’un grand nombre d’éléments chimiques dans les échantillons prélevés pour l’occasion comme les retardateurs de flamme bromés, les composés organo-étains, les esters de phthalates...
http://www.eutrio.be/indoor-air-quality-different-living-settings
Bilan de santé préoccupant pour les sols du nord de l’Europe
Si l'on en croit la dernière édition de l'Atlas européen de la biodiversité des sols publié par le Joint Research Centre (JRC), les sols européens ne sont pas au mieux de leur forme: érosion, pollution, destruction de la biodiversité... En particulier, la situation n’est guère brillante pour la Grande-Bretagne, mais aussi les Pays-Bas, le Luxembourg et... la Belgique.
Contrairement à ce que laissent penser les apparences, les sols européens ne sont pas au mieux de leur forme. Entre les problèmes d’érosion, de pollution et de destruction de la biodiversité, les sols européens ne sont pas au mieux de leur forme. Afin de tenter d’inverser la tendance, l’Atlas européen de la biodiversité des sols publié par Joint Research Centre (JRC) a identifié une série d’actions à entreprendre de toute urgence pour renverser la situation. Parmi les messages distillés dans l’Atlas, on a pu identifier six pistes dont la mise en application permettrait d’engager les pays concernés vers une voie plus vertueuse. Le premier message concerne l’importance de la biodiversité. Selon les auteurs de l’Atlas, il est urgent d’inclure cette dimension dans la politique de protection des sols, car les sols ont besoin de la biodiversité pour assurer leur avenir. Et vice versa. Le deuxième message concerne l’information des différents publics concernés par la thématique de la protection des sols: grand publics, politiques, communauté scientifique... Le troisième message de l’Atlas porte sur la nécessité d’approfondir notre connaissance, encore très imparfaite, des micro-organismes présents dans le sol. Le quatrième message porte sur la nécessité de mieux comprendre les interactions complexes qui interviennent dans le cadre de l’écosystème des sols. Enfin, les cinquième et sixième messages portent sur la nécessité de mieux prendre en compte les agressions dont les sols sont victimes et sur les bénéfices que peuvent retirer les communautés et les zones d’habitat d’une gestion des sols qui soit plus respectueuse de la biodiversité.
http://eusoils.jrc.ec.europa.eu/library/maps/biodiversity_atlas
|