ENVIRONNEMENT
De l’électricité produite par photosynthèse
Le département américain de l'Énergie (US Department of Energy) vient de lancer l’initiative «photosynthèse artificielle», avec l'objectif ambitieux de développer un système capable de fabriquer directement de l’hydrogène ou d’autres formes de carburant à partir de la lumière du soleil.
Les scientifiques sont à la recherche de technologies toujours plus évoluées pour produire de l’énergie. En Californie, c’est en s’inspirant de la nature et en particulier du mécanisme naturel de la photosynthèse que les chercheurs ont trouvé l’idée qui leur permettra de produire de l’hydrogène. En captant les photons envoyés par le soleil, le Joint Center for Artificial Photosynthesis (JCAP) alimentera des panneaux photovoltaïques. L’électricité verte produite alimentera un process permettant de casser les molécules d’eau et de produire de l’hydrogène. Cette application inédite de la technologie photovoltaïque permettra de remplacer les éoliennes qui avaient été utilisées jusqu’ici pour alimenter en électricité les unités de production d’hydrogène vert. Un progrès important, car la production conventionnelle d’hydrogène requiert d’énormes quantités d’électricité. En donnant aux producteurs la possibilité de produire de l’hydrogène à partir de panneaux photovoltaïques en plus de l’énergie éolienne, les scientifiques californiens élargissent le champ de production durable de l’hydrogène vert. Pour s’acquitter de sa mission, le Joint Center for Artificial Photosynthesis (JCAP) recevra 122 millions de dollars sur cinq ans et sera dirigé conjointement par l'Institut de technologie de Californie (Caltech) à Pasadena et le Lawrence Berkeley National Laboratory à Berkeley, également situé en Californie.
http://newscenter.lbl.gov/news-releases/2010/07/22/energy-innovation-hub/
Robot intelligent et auto-alimenté collecteur de pétrole
Les chercheurs du MIT viennent de développer un robot alimenté en électricité par des panneaux solaires et doté des technologies Wifi et GPS, qui est capable de collecter le pétrole à la surface de l’eau.
On n’arrête pas le progrès quand il s’agit de lutter contre des catastrophes aussi préoccupantes que les marées noires. Pour compléter les barrages flottants dont l’efficacité n’est pas toujours assurée -notamment lorsque la mer est agitée-, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont mis au point un robot capable de flotter et de se diriger automatiquement vers les nappes de pétrole à la surface des océans. Doté de panneaux solaires qui lui confèrent une puissance électrique de 100 watts, le robot engloutit le pétrole et toute autre matière visqueuse qui flotterait à la surface de l’eau grâce à des nanotubes. L’engin est également doté des technologies Wifi et GPS qui lui permettent d’afficher automatiquement sa position et d’interagir avec d’autres robots nettoyeurs afin d’optimiser le nettoyage d’une zone donnée.
http://senseable.mit.edu/seaswarm/ss_prototype.html
Pavés purificateurs d’air à Fulda
Des pavés présentant la particularité d’épurer l’air en biodégradant littéralement l’oxyde d’azote libéré dans les gaz d’échappement des voitures ont été posés à Fulda, dans le land de Hesse.
La charmante ville allemande de Fulda s'est engagée dans la lutte contre la pollution de l'air. Des dalles spéciales spécialement conçues par les scientifiques du FC Nüdling Betonelemente pour purifier l’air ont été posées dans la Petersberger Straße. Cette rue a été choisie en raison des niveaux élevés de pollution qui y sont relevés en permanence, notamment avec des dépassements de la moyenne de 40 microgrammes par mètre cube d’oxyde d’azote. Recouverts de dioxyde de titane (TiO2), les pavés ont la capacité de biodégrader les substances nocives présentes dans l’air grâce au phénomène de la photocatalyse. Au contact de la lumière du soleil, le pavé accélère une réaction chimique naturelle de dégradation des polluants, avec un effet direct mesuré sur la quantité d'oxyde d'azote présente dans l'air. Prouvées par des tests réalisés par l'Institut Fraunhofer de biologie moléculaire et d'écologie appliquée IME, les performances des pavés semblent assez encourageantes: sur base des premières observations, les scientifiques ont observé une dégradation de 20 à 30% des oxyde d’azote présents dans l’air aux endroits où les pavés sont posés.
http://www.fraunhofer.de/en/press/research-news/2010/08/paving-slabs-that-clean-the-air.jsp
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